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La génomique, la génétique pour le Bien Commun ?


dernière mise à jour : vendredi 4 décembre 2020, par Marie-Anne Failliot Chichery

AAMABA participe au 37ème Mois des 3 Mondes 2020

Les progrès scientifiques du domaine de la génétique et de biologie moléculaire permettent d’envisager des traitements et/ou des vaccins révolutionnaires pour les maladies qui touchent particulièrement les pays du Sud. Pour exemple, l’application du génie génétique à la guérison de la drépanocytose [1], du paludisme, les nouveaux vaccins à ARN ou ADN pour prévenir certaines maladies virales souvent mortelles (Ebola, dengue, chikungunya, ... SARS-CoV-2 donnant la COVID-19)

En visioconférence en replay ci-dessous, les invités du Mois des 3 Mondes 2020 : Patrick Curmi, Médecin Chercheur en Biologie, président de l’Université d’Evry et Alexandre Méjat, Chercheur en Biologie Moléculaire, membre de la Direction des Affaires Scientifiques et Internationales de l’AFM-Téléthon

Depuis que l’Homme est Homme, curieux, il cherche. Il cherche à se comprendre et à comprendre son environnement. Il cherche à nommer, à donner un nom à ce qu’il découvre.
C’est ce que Patrick Curmi argumente en reprenant les grandes phases allant de l’observation à l’étude de la physiologie jusqu’à la découverte du génome, ultime support de l’information qui code le vivant et détermine sa physiologie dans son environnement. Le premier être vivant, la première cellule est l’ancêtre commun de toute vie sur terre, de tous les êtres vivants actuels : bactéries, végétaux et animaux. Ainsi le génome, la connaissance qu’on en a, est un bien commun universel, en lien réciproque avec son environnement. Pour que ces connaissances du génome et les technologies associées soient employées pour le Bien Commun, l’enseignement, l’éducation, l’information, les régulations citoyennes et institutionnelles doivent converger dans une démarche éthique universelle.

La France, l’énergie du désespoir des familles de malades atteints de maladies génétiques « incurables » du fait de l’absence de recherche et du désintérêt des pouvoirs publics, allait jouer un rôle essentiel dans le processus éthique. Alexandre Méjat reprend les étapes décisives de la sortie de l’ignorance des maladies génétiques dans un premier temps en cartographiant le génome humain, en collectant les fonds nécessaires pour que les recherches sur le génome humain ne tombent pas entre les mains du seul pouvoir de l’argent et du profit. Premiers à établir une cartographie complète du génome humain, l’AFM-Téléthon avec ses chercheurs du Généthon, soutenue par une bonne partie des français lors des Téléthons successifs, entraînant les pouvoirs publics dans leurs organismes de recherche INSERM, CNRS et de Santé et des chercheurs du monde entier, déposait ce précieux bien commun, à l’UNESCO, le rendant Patrimoine mondial de l’Humanité, partagé entre les scientifiques du monde entier, sans exclusive, sans accaparement possible, gage de recherches avant tout pour le Bien Commun.




Voir en ligne : Édition du génome : des possibilités inouïes qui posent des questions éthiques - INSERM




[1La drépanocytose affecte l’hémoglobine des globules rouges. Cette maladie génétique très répandue se manifeste notamment par une anémie, des crises douloureuses et un risque accru d’infections. Si les traitements actuels ont permis d’augmenter grandement l’espérance de vie des patients affectés, ils restent encore limités. C’est également la maladie génétique la plus fréquente en France



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