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AAMABA Actions 1995 - 2012


dernière mise à jour : jeudi 30 avril 2020

En 1995 un état des lieux permet de constater l’ampleur de la tâche pour venir en soutien aux projets de développement communautaire listés par la population de Bongo ou originaire de Bongo rassemblée dans le COmité de DEveloppement du VIlagge Bongo (CODEVIB).

Progressivement AAMABA trouve l’interlocuteur au village avec lequel les échanges sont constructifs, l’analyse de la situation convergente. Ce sera la Mission Locale de Développement, branche locale du CODEVIB.

Pour commencer le travail, 4 commissions sont crées au sein de AAMABA : SANTÉ, EAU, ÉDUCATION, ÉCONOMIE.

De petits projets sont ainsi financés alors que AAMABA va se rapprocher de financeurs potentiels de gros projets tels que des forages et des constructions d’écoles.
Ces petits projets (électrification du Centre de Santé Intégré, achat d’un moulin à grains, plantation d’une palmeraie communautaire, missions d’élèves infirmières et même d’une sage-femme) ont permis d’appréhender la façon de travailler ensemble.

Lorsque les financements et partenaires tels que le Secours Populaire de Grenoble, Ingénieurs Sans Frontière, Le Service de Coopération pour les pompes, des Syndicats d’Eau Potable de la Région de Caen, de la mairie de Moult ont commencé à arriver y compris faits de dons de particuliers, de concert au profit de Bongo (Pepys Music : Wells Consort), C’est ainsi que de gros projets ont pu être mis en œuvre.

En 2002, 3 nouveaux forages (le sous-sol de Bongo est un gros rocher, les forages arrivent aux nappes phréatiques à plus de 70 mètres de profondeur) avaient donné 3 nouveaux points d’eau potable aux villageois dont les habitations se répartissent sur 12 kilomètres le long d’une route alors bien entretenue. Ceci portait à 5 les points d’eau potable, bien loin du nombre de puits préconisés par l’OMS/UNICEF pour y accéder à moins de 200 mètres. Un début, donc.

Une mission INSERM a été négociée afin de collecter les indicateurs d’une amélioration espérée par l’accès à l’eau potable d’un nombre plus important de villageois utilisant jusqu’alors les marigots à l’eau stagnante, vestiges de la saison des pluies.

Dans le même temps, AAMABA grâce au financement du Secours Populaire de Grenoble et le don d’une association qui cessait ses activités auprès d’enfants en Afrique, et surtout une main d’oeuvre locale très motivée, permettait au village de construire 2 écoles primaires.

Ainsi, en 2003, 2 écoles primaires construites pour résister aux pluies diluviennes, étaient inaugurées et 3 nouveaux forages donnaient un peu plus de liberté aux enfants pour fréquenter l’école.

Bien sûr, tout ceci était bien insuffisant.

Entre 2004 et 2012, 2 écoles maternelles sur les 2 aires scolaires ont été construites mais n’ont pu être achevées au point de pouvoir ouvrir, le prix des matériaux ayant flambé. On se souvient de cette crise. Les locaux étant Hors d’Eau, ceux-ci auraient leur chance, plus tard.

Deux coups durs successifs ont immobilisé AAMABA et son partenaire au village, La Mission Locale de Développement, cette dernière venant de perdre son président Maître Bikélé, et AAMABA allait perdre son membre le plus actif et compétent en hydraulique villageoise, André Philibert.

Pourtant, les enfants fréquentaient beaucoup plus assidument l’école et allaient nous surprendre. Le CODEVIB aussi qui certainement attendait ce frémissement au village.







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